Samedi 15 mars.
On devait sauter ce jour là.
"Agnès vient! Magik est raide boiteux!!!"
On est arrivé près du manège, à bout de souffle. Magik trempé de sueur, ses postérieurs qui ne tenaient plus. Qu'est ce qu'il se passe ?
Arrivé dans le box.
Je ne pensais plus. Je ne respirais plus.
On lui enlève tout.
Et il gratte.
Non!
Non.
Non...
Des heures à marcher. Des heures de souffrance.
Je ne rappelle pas de vous.
Juste de ses yeux.
Et puis le petit manège.
Et là rien ne va plus...
Il ne comprenait plus. C'était presque la fin.
Et comment lui taper dessus ? J'en étais incapable. Il ne comprenait pas. Il ne voyait pas pourquoi on faisait ca.
C'était pour le sauver. Je sais.
Mais il ne comprenait pas. Je vous le jure j'ai essayé.
Mais je n'aie fait que pleurer.
Le regarder s'écrouler par terre, tordu par la douleur.
Et le voir allonger de tout son long, épuisé.
Ce n'est qu'une petite chose. Il a mal.
A 19h30.
Ca s'est terminé.
Les larmes n'ont jamais autant roulées sur mes joues que ce jour là.
Ce jour là, je lui ait promis que je serais toujours là.
Et que peut m'importait ce qu'il deviendrait.
Peu m'importait de ne plus gagner.
Non. Je voulais juste le voir heureux.
Dans un paddock avec de l'herbe et des carottes plein la bouche.
Et la nuit est tombée...